8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 23:01

 

COMme un INTerdit - exposition Hue Dada *

une proposition de Francine Flandrin - Librairie Mazarine, Paris

 

Exposition du 4 décembre au 23 décembre 2012

 

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 Nobuyoshi Araki - Sans titre, photographie argentique, 1997  

 

“Je dirais que ma libido est plus faible que celle de la plupart des gens. Contrairement à mon objectif, qui est en érection permanente.” Araki

 

Y’a-t-il plus stimulant que transgresser un interdit ? Oui, seize ! Seize interdits, de ceux qui activent les pulsions scopiques et montrent la complexité, la relativité de cette notion à travers la religion, le sexe, l’histoire, la politique, la philosophie et l’économie.

Alors, transgresser pourquoi c’est bon ? Peut-on hasarder que ressentir une agitation physique et mentale, c’est se sentir animer par une pulsion de vie ? Découvrir qu’on est là, ici et maintenant, lust for life  [1]. 

La transgression prolongerait-elle la pensée des libertins du XVIIe ? Absolument ! Les libertins du XVIIe réagissaient à l’oppression intellectuelle et politique en s’appropriant le livre de l’Ecclésiaste, clef de voûte scellée autour d’un noyau qui en étouffa plus d’un : Hevel Havelim, hakol havel” ou “Vanitas vanitatum et omnia vanitas[2] véritable invitation à ne pas se laisser piéger par un matérialisme et des mécanismes qui asservissent. Si les Libertins l’ont compris, Nobuyoshi Araki, Fabio Cabral, Malachi Farrel, Benoît Félix, Francine Flandrin, Jef Geys, Djamel Kokene, Annette Messager, Otto Muehl, Bernard Plossu, Eric Pougeau, Jean-Pierre Raynaud, Studio 21bis, Georges Tony Stoll, et Sanja Todorovic l’ont repris. Chacune de leur proposition est une réaction à une volonté de contrôle de leur territoire intellectuel, à laquelle ils répondent par une perturbation plastique en nous invitant à repenser des systèmes que l’on croyait établis.

Et puis puisque “Vanitas vanitatum et omnia… patatras”, allez,… hop !

 

[1] Lust for Life [Soif de vie NdT] Iggy Pop, album 1977. 

[2] Hevel Havelim, hakol havel” malheureusement traduit de l’hébreu en latin, puis en français  par “Vanités des vanités dit L’Ecclésiaste”. Or, si la traduction eut été respectée, et “hevel” traduit par “vapeur”, “haleine” ou “fumée”, la traduction eut été : “Fumée des fumées dit L’Ecclésiaste”, une prise de conscience de la fuite du temps puisque la fumée se dissipe. L’Ecclésiaste ne dit pas que l’or et l’argent sont méprisables, dépassant le champs de la morale, il souligne qu’ils sont éphémères, comme la vie.

 

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carton d'invitation

 

 

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Malachi Farrell - Coke - 2011

 
 

bd-delvoyeWim Delvoye - WD, Puzzle 1500 pièces - non daté 

 


 
 

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Studio 21bis - Mise à prix, photographie - 2010

 


 

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Jeff Geys - sans titre, enveloppe - 1978


 

 

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Jean-Pierre Raynaud - catalogue raisonné 1962-1973 - 1998



 

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Annette Messager - Sentence, broderie - 1974



 

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Bernard Plossu - Bastia, photographie argentique - 2000




 
 

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Francine Flandrin - Mot compte triple, set de bagues - 2012



 
 

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Eric Pougeau - Fils de pute - 2012

 



 

bd-felixBenoît Félix - L'interdiction de regarder, plaque émaillée - 2011

 



 

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Fabio Cabral -  Erogna - non daté



 

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Otto Muehl - sans titre, acrylique sur papiers collés - 2004

 



 

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Djamel Kokene - Ça a été, installation - 2009






 

bd-stollGeorges Tony Stoll - non titrée, photographie - 1996

 




 

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Sanja Todorovic - Partouze générale, photographie - 2012

 

 

Librairie Mazarine
78 rue Mazarine 75006 Paris / tel. +33 (0)1 46 33 48 37 - ouvert du mardi au samedi de 10h à 13h30 et de 14h30 à 19h
www.lamazarine.fr

 

 

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Published by Francine Flandrin F2