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Concevoir un work in progress, c’est un peu comme découvrir la pénicilline, on échoue souvent et un matin, on se réveille Alexander Fleming !
Tentons l'expérience, posons la question : “quelles sont pour vous les Vanités contemporaines ?”

les réponses ainsi obtenues complexifient et enrichissent de leur diversité cette recherche picturale. Couturier, policier, vendeuse de Macadam Journal, enfant, hétéro, gay, lesbienne, chacun répond afin de devenir le Nouveau Commanditaire de sa propre conception des Vanités. Chaque rencontre retranscrite dans un journal intitulé Vanités les Nouveaux Commanditaires stimule l'altérité, véritable moteur de création.
Si les Nouveaux Commanditaires ont permis de tenter des expériences - visite de sex-shop, promesse d'aller sur la tombe d'Henry Garat, découverte d'un atelier de Haute couture- leurs commentaires constituent avant tout un aperçu de ce qu’ils aiment, rejettent, ce qui les indiffère ou les agacent, une Comédie Humaine passée au white spirit !
Si le texte de l’Ecclésiaste semble la référence incontournable pour la compréhension du concept des Vanités, trop souvent envisagé d’un point de vue moral et étriqué, il est réduit à un jugement de valeur ignorant qu'il dresse avant tout un constat, celui du temps qui passe ! Repris et développé par les libertins érudits du XVIIeme, ce texte -paradoxalement- permit d’élaborer une pensée artistique déliée de la religion, une pensée libertine qui fut le programme iconographique des Vanités d’alors. Repenser les Vanités aujourd’hui, c’est reprendre ce fil et faire de chaque diptyque: tableau-fiche une injonction à vivre ici et maintenant !



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